Power Play de Mike Nicol
Mode SP Livre lu en avril 2018 Éditions Du Seuil
Nombre de pages : 384
ISBN-10: 2021303780
ISBN-13: 978-2021303780
Présentation de l'éditeur :
Le Cap est une ville de gangsters, de violence et de corruption des élites politiques qui n'a, dans l'histoire du polar, rien à envier au Chicago des années 1930 ou au Los Angeles des romans d'Ellroy. Deux gangs s'y livrent une guerre impitoyable pour s'approprier le marché de la drogue. La fille de Titus Anders, le vénérable chef des Pretty Boyz, qui essaie de s'acheter une respectabilité tout en blanchissant de l'argent à tout va, a été enlevée par la féroce Tamora, chef des Mongols, le nouveau gang dominant. L'escalade des représailles est sanglante et brutale, les membres des deux clans tombent comme des mouches. Dans le même temps, Krista, qui dirige une agence de sécurité spéciale filles, est contrainte par les services secrets d'accepter un contrat : il s'agit de protéger des Chinois venus investir dans les mines. En réalité, ils convoitent le commerce incroyablement lucratif des ormeaux. Quand il apparaît que les gangs sont manipulés au plus haut niveau de l'État, où se disputent les vrais enjeux financiers, le lecteur soupçonne que la fiction n'est pas forcément très loin de la réalité.
Né en 1951, Mike Nicol vit au Cap. Journaliste, éditeur, auteur anglophone de romans non policiers pour commencer, il se consacre désormais au polar hard-boiled et engagé politiquement. Il est aussi l'auteur d'une biographie autorisée de Nelson Mandela.
" Ce n'est pas juste de la superbe littérature de genre, c'est de la superbe littérature, point barre. " John Connolly
Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Jean Esch
Mon avis :
De Mike Nicol, j’avais déjà lu la Dette que j’avais beaucoup apprécié.
En toute franchise, Power Play est du même acabit.
On est dans le même cycle.
Dans la même vaine.
Dans la même rengaine.
Mais pas dans le rabâchage foireux, rassurez-vous.
Exit le personnage de Mace Bishop, on a ici affaire à Krista, sa fille.
Croyez-moi, ça déménage tout autant.
Ce n’est pas une suite. Les romans peuvent être lus indépendamment les uns des autres.
C’est toujours le style qui prime avant tout et celui-ci est toujours aussi bluffant.
Là, on touche à l’art dans son sens le plus brut.
Une voix spécifique tout droit sorti d’Afrique du Sud.
Un vocabulaire bien particulier aussi.
Boetie, je t’assure, ce livre c’est de la bonne, de la pure dagga, sjoe !
Les quelques défauts, que j’avais pu relever dans la Dette, ont ici été balayés.
Certes, le style reste déconcertant, mais l’écriture parait moins hachée. Pas de lourds retours en arrière. Les transitions ne manquent pas non plus.
L’intrigue est toujours aussi palpitante, voire même détonante.
Trépidante et bien amenée.
On est toujours dans ce qu’on appelle le polar « hard-boiled », version gangsta du Cap !
On sent aussi que Mike Nicol est engagé politiquement.
Mais ça coule bien dans le récit.
Rien de barbant en somme.
Les romans de Mike Nicol nous font toujours autant voyager dans une ambiance chaude, malsaine et poisseuse.
Vraiment, j’adore !
Il manque juste quelque chose chez les personnages.
En effet, on ne s’attache pas assez à eux.
Je ne sais pas..
Peut-être paraissent-ils tous trop froids ?
Vraiment, sinon, c’est du grand art !
Note globale : 17/20
