La Maison à droite de celle de ma grand-mère de Michaël Uras
Mode SP Livre lu en février 2018 Éditions Préludes
Nombre de pages : 320
ISBN-10: 2253107905
ISBN-13: 978-2253107903
Présentation de l'éditeur :
"Giacomo, ne tarde pas. Les médecins sont formels, la fin est proche."
C'est ainsi que notre héros, un jeune traducteur espiègle et rêveur, retourne sur l'île de son enfance, où sa grand-mère est au plus mal. Et alors qu'il doit rendre un travail sans tarder, soudain, c'est toute la Sardaigne qui le retient : Maria, sa mère, qui n'a jamais vraiment compris pourquoi son fils adoré l'avait quitté, Mario le père taiseux, l'envahissant oncle Gavino, Manuella l'épicière du village, dont Giacomo était secrètement amoureux quand il était enfant, la jolie dottoresse Alessandra, qui s'occupe de la nonna à l'hôpital, Fabrizio, l'ami d'enfance au corps cabossé et au grand coeur, et, surtout, le mystérieux Capitaine, figure tutélaire et énigmatique...
D'une crique perdue aux ruelles pittoresques que bordent les maisons de couleur, entre une bouchée de dolci et les pastilles miraculeuses du docteur Ignazio, pas de doute, la maison de Giacomo est une île. Mais pourra-t-il en repartir ?
Avec ce nouveau roman, c'est une véritable déclaration d'amour à la Sardaigne que propose Michaël Uras, mais aussi une ode aux petits bonheurs et aux joies simples de la vie, le tout porté par une écriture malicieuse et entraînante. Dépaysement et plaisir garantis.
Mon avis :
J’ai vraiment bien aimé ce roman qui mérite largement les quatre étoiles pour plusieurs raisons.
Le style en premier lieu, c’est bien écrit, la prose est douce avec une petite touche de poésie pas trop pompeuse, juste suffisante.
Tout est dans le presque…
Un roman qui se lit d’une part facilement et d’autre part avec un réel plaisir.
En second lieu, on notera les personnages comme véritable atout pour le roman. Dur d’avoir des romans de nos jours avec des personnages qui nous apparaissent sous un jour sincère. Ici, on est dans le vrai avec l’auteur, les personnages sont simples, mais ils nous touchent énormément.
Et cela nous suffit. Tout est dans le presque…
En troisième lieu, et bien le lieu, parlons-en. La Sardaigne, formidablement contée ici par l’auteur, ce dernier nous donne envie d’y aller. Bien sûr, il y a les clichés, mais c'est ce qui dépayse. Et puis ces clichés permettent de palier à l'humeur du personnage principale, plutôt mélancolique. Les descriptions sont très bonnes que ce soit pour le décor ou pour les habitudes de vie des habitants ou pour les habitants eux-mêmes.
Michaël Uras dit juste ce qu’il faut en fait. Il ne sur-joue pas.
Enfin pour finir et en quatrième lieu, on dénotera une intrigue très bien menée. Elle parait sans cesse en arrière plan, enfouie même dans le style, les personnages et le décor, mais en réalité, elle ne cesse jamais d’être au premier plan. Elle est grave, triste, mais traité avec douceur et volupté. A ne pas confondre traité avec légèreté.
Au final, La Maison à droite de celle de ma grand-mère est un roman qui frôle pour moi le cinq étoiles tellement il m’a transporté. Il est presque parfait.
Et oui, presque…
Car tout est dans le presque, n’est-ce pas ?
Note globale : 16,5/20
