Djibouti de Pierre Deram

Publié le par Jean-Louis Dragon

Djibouti de Pierre Deram
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Mode SP Livre lu en octobre 2017 Editions Folio

Nombre de pages : 144

ISBN-10: 2070792781
ISBN-13: 978-2070792788

Présentation de l'éditeur :

«Et voyant son petit corps blessé au fond d'une rue d'Afrique, perdu dans les ténèbres de la nuit, perdu au fond de cette ville, au fond de ce désert, au milieu d'un peuple qu'il ne connaissait pas, si loin de tout - quelle heure était-il en Europe ? -, il avait soudainement penséqu'il devrait quitter ce pays un jour, oui, le quitter pour toujours ; et qu'emportant un peu de poussière au bout de ses rangers, le souvenir d'une putain ou le ferment d'une infection, le soir au fond de sa couette, allongé près du chauffage, il regretterait le temps de cette jeunesse folle dépensée en pure perte dans les rues sombres de Djibouti.»

Un premier roman magistral au cœur des ténèbres.

Mon avis :

Avec ce roman très, très court, j’ai eu l’impression de me retrouver au fond du trou.
On est loin de l’effet carte postale.
Avec Deram, rien ne donne envie.
Vous ne trouverez pas ce roman dans le catalogue de l’office de tourisme de Djibouti.
Enfin, je ne pense pas.
Et au cas où, il existerait un office de tourisme d'ailleurs.
Au fond du trou, parce que Deram a une réelle obsession avec la petite rosette, la petite rondelle que nous avons tous.
Sans tomber non plus dans la bouse, je vous rassure.
Du coup, oui, ce roman est plongé au cœur des ténèbres.
Tombons-nous ici dans l’exutoire ?
Dans les névroses de l’auteur ?
Dans des fantasmes non assouvis ?
Il y a forcément un truc qui nous échappe.
Car au-delà des mots, il y a le pourquoi.
Et c’est ça qui est un peu frustrant, parce que je n’ai pas l’impression qu’on ait vraiment de réponse à quoi que ce soit dans ce livre.
Dans tous les cas, c’est très cru.
Ce roman est-il bien écrit ?
On peut dire que oui.
Pierre Deram sait utiliser les mots, les figures de styles et allégories en tout genre etc.
En tout cas, il fait preuve d’une certaine maturité.
Le roman est très court, mais cela n’empêche pas l’auteur de digresser.
Il est parfois un peu trop verbeux à mon goût, notamment dans les descriptions.
Est-ce que j’ai aimé le livre ?
Je n’ai pas détesté.
Je n’ai pas adoré.
J’ai bien aimé certains passages.
Je n’ai pas aimé l’image que faisait Deram de Djibouti.
Ni l’image qu’on retient d’un soldat de la coloniale.
C’est un point de vue après.
Ce que je regrette, c’est le manque de péripétie.
Et puis une nuit, c’est trop court…
Beaucoup trop.

Note globale : 12/20

Publié dans Auteur Lettre D

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