La Course à l'oubli de Philippe Langenieux-Villard

Publié le par Jean-Louis Dragon

La Course à l'oubli de Philippe Langenieux-Villard

Mode SP livre lu en juin 2016 Éditions Héloïse d'Ormesson

Nombre de pages : 157

ISBN-10: 2350873668

ISBN-13: 978-2350873664

Présentation de l'éditeur :

Amsterdam, 1928. À la surprise générale, Ahmed Boughera El Ouafi remporte le marathon qui clôt les JO. Ce français d'origine algérienne, débarqué en 1918 d'Alger, est alors ouvrier chez Renault à Billancourt. Totalement inconnu du public, il s'était déjà classé 7ème aux Jeux de Paris en 1924. Face aux perspectives d'une vie meilleure, il accepte la proposition d'un américain lui promettant la fortune. Il finira embauché par le cirque Barnum & Bailey pour courir chaque soir contre un ours ! Avec la crise de 29, Ahmed rentre en France. Mais ayant été rémunéré pour ses prestations sportives aux États-Unis, il est interdit de compétition par le Comité Français sous prétexte d'être passé professionnel. Le rêve prend fin, l'espoir avec. Il enchaîne alors les déboires et s'abîme dans la cigarette, la boisson et le désœuvrement. Il faudra attendre la victoire d'Alain Mimoun aux JO de Melbourne en 1956 pour qu'Ahmed entrevoie enfin une porte de sortie, laquelle se refermera bien vite...

Mon avis :

Philippe Langenieux-Villard fait plus qu’écrire une biographie sur Ahmed Boughera El Ouafi, il lui rend véritablement hommage en retraçant un parcours semé d’embûches.
La vie du médaillé d’or aux J.O d’Amsterdam dans la discipline qu’est le marathon vaut vraiment la peine d’être contée. Grâce à Langenieux-Villard, El Ouafi ne fait plus parti des oubliés.
Le récit de l’auteur est sobre, sans exagération et donc tout en simplicité. D’un point de vue totalement neutre, il n’en demeure pas moins bouleversant. Pas de longueurs dans le texte. C’est court, mais juste.
Le livre nous permet aussi de voyager au travers une époque révolue. Cela peut paraitre bizarre, mais ça dépayse en quelque sorte. Découvrir une époque où les J-O n’étaient pas synonyme d’argent gaspillé à tout va fait aussi du bien. L’amour du sport, le vrai. Le dépassement de soi basé sur de vraies valeurs…
Au premier abord, ce roman n’a pas beaucoup d’atouts en sa faveur et pourtant… Et pourtant, j’ai vraiment été attendri par ce destin incroyable avec ses très-hauts et s
es très-bas.
Un très beau moment de lecture donc, un peu triste, mais surtout très touchant.

Note globale : 16/20

Publié dans Auteur Lettre L

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