La Dette de Mike Nicol

Publié le par Jean-Louis Dragon

La Dette de Mike Nicol

Mode SP "spécial Prix SNCF du Polar Sélection 2016"

Livre lu en novembre 2015

Éditions J'ai Lu

Nombre de pages : 600

ISBN-10: 229007781X

ISBN-13: 978-2290077818

Présentation de l'éditeur :

Le Cap. Tenus par une ancienne dette, Mace Bishop et Pylon Buso, ex-mercenaires et trafiquants d'armes reconvertis dans la sécurité, sont engagés par un malfrat pour qu'ils assurent la protection de son fils Matthew. Gérant d'une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par la Pagad, une association représentée par l'avocate Sheemina February, manipulatrice au passé trouble. Si Mace et Pylon l'ont oubliée, Sheemina, elle, a une excellente mémoire. Malheureusement pour eux !

Mon avis :

Ce thriller s’exprime avant tout par son style et par le parfum qu’il dégage. Un bon air du sud ! Une voix unique tout droit sorti de Cape Town.
On s’y croirait et c’est assez bluffant.
Plonger dans l’univers de Mike Nicol ne se fait cependant pas avec aise. Si le style parait assez neuf, il est aussi déconcertant. L’écriture pourra paraître à certains hachée, souvent incisive avec un manque de transition et avec des retours en arrière dans le récit qui ne respectent pas toujours la concordance des temps. Cependant, le bébé est lourd, presque 600 pages et on finit par s’adapter.
On finit même par en redemander. La patte est donc ici très original.
L’intrigue est palpitante et se compose de plusieurs fils conducteurs tournés autour d’un personnage principal, Mace Bishop, avec un fil rouge principal. Le fil rouge en question via un autre personnage, Sheemina February, parait maigre et ne laisse pas beaucoup de surprises pour le final. C’est dommage… On attend forcément une suite… Pourquoi ?
Et quelques passages sont aussi assez longuets. Mais bon ça passe…
Sinon, c’est vraiment pas mal ! Une bouffée du sud version « gangsters » qui dépote pas mal.
C’est un roman très riche qui nous fait bien voyager. L’ambiance est chaude, malsaine, poisseuse. Les personnages sont assez durs, tous éprouvés par des évènements historiques : l’apartheid, les guerres civiles… Le personnage principal est lui complétement insensible. Un pur anti-héros. Difficile toutefois de s’attacher, car difficile de rentrer dans sa tête.
Encore une fois, l’histoire ne manque pas d’actions, même si parfois ça traine en longueur. On sent bien que 600 pages ne suffisent pas à Mike Nicol à tout conter et on se doute que le tout va finir en trilogie.
Évidemment, je note la suite dans mes tablettes, car ce roman m’a vraiment plu. Un style original qui fait la force, mais aussi la faiblesse du roman.

Un très bon moment passé !

Un livre pour ce
ux qui aiment les ambiances « gangsters » !

Note globale : 16,5/20

Publié dans Auteur Lettre N

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