Joyland de Stephen King

Publié le par Jean-Louis Dragon

Joyland de Stephen King

Mode PAL Livre lu en 2014 - Éditions Albin Michel

Nombre de pages : 336

ISBN-10: 2253183962

ISBN-13: 978-2253183969

Présentation de l'éditeur :

Les clowns vous ont toujours fait un peu peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…

Mon avis :

Ce roman est d’une douceur nostalgique ... ! Joyland n’est pas un roman d’horreur, ni un roman fantastique à proprement parler. La quatrième couverture nous le compare au roman court Stand by me présent dans Différentes saisons . Ce n’est pas faux, il y a en effet un peu de cela. On peut rapprocher également ce roman à Cœurs perdu en Atlantide , mais pour ma part, il m’a fait énormément penser à Christine dans le style et lorsque Stephen King use de la première personne du singulier (dans Christine, l’auteur alterne le récit à la première et à la troisième personne du singulier).
Je l’ai déjà souligné dans ma critique de 22/11/63 , Stephen King est excellent lorsqu’il conte les années 60/70 de son pays. On le sent vraiment à l’aise. Il écrit lui-même : « S’agissant du passé, on écrit tous de la fiction. » Et il adore cela !
Le plus dans ce roman, c’est la manière dont il se prend pour alterner les événements futurs avec les événements passés. Il n’hésite pas à dévoiler des détails sur l’avenir afin d’ancrer le lecteur dans un délire nostalgique sans fin emplie d’émotions. Ainsi, par exemple, on apprend assez vite le devenir des personnages présents tout au long du roman. Cette alternance passée/future est assez efficace et nous permet de nous faire oublier une intrigue assez ordinaire qui ne prend réellement son sens que dans les toutes dernières pages. Là aussi c’est un coup de maître parce que les personnages sont tellement attachants qu’on oublie en fin de compte pourquoi on s’intéresse tant à eux.
Non, Joyland n’est pas un roman effrayant au premier sens du terme, même si la nostalgie et le passé recèlent au niveau de l’esprit beaucoup de démons.
Notamment dans les regrets.
Et à ce niveau, Stephen King ne tombe pas dans le piège du personnage qui conte ses malheurs en se plaignant sans cesse et en exprimant ses regrets à tout bout de champ. Malgré le récit à la première personne, il garde une certaine objectivité.
Le décor du roman est aussi très important. D’ailleurs, il apporte même le titre. Stephen King a su nous faire partager le monde des fêtes foraines d’antan. Encore une fois, ce sont celles du passé. Aura-t-il été aussi efficace en insérant son intrigue dans un parc Disneyland de nos jours ?
En tout cas, je me suis bien régalé avec ce roman. C’est un délice de nostalgie, très beau, très riche en émotions. J’espère que Stephen King nous donnera encore l’occasion
de voyager ainsi.

Note globale 18/20

Publié dans Auteur Lettre K

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Cassandre 19/12/2015 12:14

Je meurs d'envie de le lire !