Le projet Bleiberg de David Khara

Publié le par Jean-Louis Dragon

Le projet Bleiberg de David Khara

Mode PAL Livre lu en 2012 - Éditions Critic

Nombre de pages : 272

ISBN-10: 2953499822

ISBN-13: 978-2953499827

Présentation de l'éditeur :

« Depuis hier, je ne suis plus aussi sûr d’avoir envie de crever, du moins, pas avant d’avoir tiré cette histoire au clair. Et en plus, j’ai de la monnaie à rendre. » 1942. Pologne. Camp de Stutthof. Le chef suprême de la SS rencontre secrètement le scientifique en charge du plus important projet du 3e Reich. De nos jours. États-Unis. Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l’armée. Son père, haut gradé de l’US Air Force, vient d’être assassiné. Aussitôt, la C.I.A. dépêche une pétillante recrue pour protéger le fils du défunt. Au même moment, près de la base de Langley en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l’issue d’un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek. Venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l’humanité tout entière. N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?

Mon avis :

Un roman qui m’a plutôt déçu après les bons retours que j’avais lu le concernant. Un roman qui possède, malgré tout, des qualités non négligeables.
La première centaine de pages est très bonne, les flashbacks historiques intéressants. On regrettera seulement une certaine prise de liberté pris par l'auteur sur les faits, lieux et personnages historiques, mais il s'excuse de le faire dès la première page, alors on ne lui en tiendra pas rigueur. Et puis ce sont bien les vainqueurs qui écrivent l'histoire en réalité, alors pourquoi pas l'écrivain ?
Le style à la troisième personne est bon, les descriptions courtes et efficaces, et les scènes d'actions ont beaucoup de panaches et sont rondement bien menés.
L'auteur jongle aussi avec la première personne. C'est un effet de style que j'apprécie avec modération. Ici, l'insolence du personnage qui a aussi un ton limite plaintif aura eu raison de ma patience.
Au niveau des personnages, il manque un certain manque de profondeur. On ne s'attache pas assez à eux. Je crains que dans deux ou trois romans Jay, Jacky et Etan passent aux oubliettes de ma mémoire. Les liens qui se tissent entre eux sont pauvres et peu crédible. Dans l'ensemble, il manque beaucoup d'émotions au roman et pourtant l'histoire s'y prête vraiment.
Alors j'ai dit que la première centaine de pages étaient très bonnes, cela ne veut pas dire que le reste est mauvais. Malheureusement, j'ai deviné le vrai du faux après avoir lu une centaine de pages et à partir de là, mon regain d'intérê
t s'est vu diminuer.

Le fil conducteur du roman en lui-même est intéressant et jusqu'au chapitre 32, l'ensemble tient plus ou moins la route. A partir du chapitre 32, la démesure commence à plomber le récit, c'est dommage, on n'y croit plus et tout s'enchaine trop vite...
Quant à la fin, elle arrive comme un cheveu sur une soupe et aurait gagné à être approfondie. Trop de facilités entachent ce roman et c'est vraiment dommage.
Néanmoins, l'auteur possède dans sa plume des qualités. Une dynamique non négligeable et des bonne
s idées.


En définitif, « Le Projet Bleiberg » demeure un bon roman d'aventure ni plus, ni moins.

Note globale : 12/20

Publié dans Auteur Lettre K

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