L'Ame du Mal de Maxime Chattam

Publié le par Jean-Louis Dragon

L'Ame du Mal de Maxime Chattam

Mode PAL Livre lu en 2011 - Éditions Pocket

Nombre de pages : 512

ISBN-10: 2266127039

ISBN-13: 978-2266127035

Présentation de l'éditeur :

Abandonnés au fond de la forêt ou de hangars vétustes; des cadavres comme on n'en a jamais vu, mutilés de façon rituelle, porteurs de messages cabalistiques semblables à ceux que laissait derrière lui le Bourreau de Portland, avant qu'une balle dans la tête ne vienne à bout de sa carrière... Le tueur serait-il revenu d'outre-tombe ? S'agit-il d'une secte particulière qui prélève toujours les mêmes morceaux du corps de ses victimes pour d'étranges cérémonies ? Des bibliothèques ésotériques aux égouts de la ville, l'inspecteur Brolin et une jeune étudiante en psychologie plongent dans une enquête infernale, tandis que la police scientifique et la médecine légale se perdent en conjectures.

Et peu à peu, des brumes mystérieuses de la Willamette River va surgir un secret effroyable que nos deux limiers devront affronter au péril de leur âme.

Mon avis :

Si j'avais lu ce livre à sa sortie, ma critique aurait été sûrement différente. D'une part, parce qu'à l'époque les Thrillers ne m'attiraient pas. D'autre part, parce qu'à l'époque aussi les séries telles que « Les Experts » , « Esprits Criminels » et consorts n'avaient pas encore envahi le petit écran.
Autant le dire de suite, gavé moi-même par ce genre de série, ce roman de Chattam n'a pas eu l'effet de surprise escompté.
Cela n'en reste pas moins un Thriller costaud et bien ficelé. D'ailleurs je l'ai trouvé un peu trop ficelé car que ce soit dans l'intrigue ou dans le style, tout est carré, approfondi, propre, très propre...
Bref pas un pet de travers à l'horizon...
Et ce même si Chattam use de quelques raccourcis faciles et que l'intrigue frôle l'invraisemblable...
Malheureusement ce côté trop carré a un peu enlevé le côté passionnel de l'écriture. Il est ainsi très difficile de définir un style propre à Chattam. Il n'y a pas vraiment de patte personnelle. C'est comme si par exemple Chattam jouait de la batterie électronique, c'est rond, ça sonne juste et c'est très carré, mais au contraire de la batterie acoustique, on ne ressent pas l'empreinte personnelle. Et les détails scientifiques à gogo, qui gâchent le rythme du bouquin, n'arrangent pas les choses.
Mais bon rassurez-vous, si Chattam donne l'impression de jouer à la batterie électronique, on n'est très loin de la simple boite à rythme. Non, il y a quand même un énorme travail derrière ce livre et un talent certain.
L'intrigue parait complétement invraisemblable, farfelue. En fait, Maxime Chattam frôle le fantastique, comme par exemple en tombant dans l'ésotérisme, à la manière d'un Sire Cédric. Cependant, Chattam, lui, ne dépasse pas jamais la frontière. Ses romans restent ancrés dans une pauvre réalité et c'est pourquoi le tout sonne invraisemblable, incroyable.
Pas grand-chose sur la fin que l'on devine assez facilement par avance. Là aussi, Chattam use de quelques facilités... L'épilogue nous donne cependant envie d'attaquer la suite de cette trilogie du mal.
En définitif, ce roman est un bon roman qui
ne peut que ravir les fans du genre.

Note globale : 12,5/20

Publié dans Auteur Lettre C

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