Dôme Tome 1 et 2 de Stephen King

Publié le par Jean-Louis Dragon

Dôme Tome 1 et 2 de Stephen King
Dôme Tome 1 et 2 de Stephen King

Mode PAL Livres lus en 2011 - Éditions Albin Michel

Nombre de pages tome 1: 630

ISBN-10: 2226220585

ISBN-13: 978-2226220585

Nombre de pages tome 2 : 565

ISBN-10: 2226220593

ISBN-13: 978-2226220592

Présentation de l'éditeur :

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Mon avis :

Qu'on se le dise « Dôme « est un monument littéraire terrible. Certainement, le meilleur King de ces dernières années. Pas le meilleur King néanmoins, mais suffisamment bon pour qu'il soit dans le top Ten (entre la 5ème et la 10ème place peut-être ?).

« Dôme » commence de manière stupéfiante et il est difficile de reprendre son souffle les cent premières pages. Après le décor s'installe. La multitude de personnages oblige le lecteur à un certain temps d'adaptation, mais Stephen King a su passer d'un personnage à un autre avec dextérité.

Contrairement à Duma Key ou à Histoire de Lisey, la psychologie des personnages est moindre. De ce fait, on retombe par moment dans les travers de Stephen King avec des personnages foncièrement bons ou des personnages foncièrement méchants. Des gentils-gentils contre des méchants-méchants.
Cependant le manichéisme n'est pas aussi prononcé dans Dôme que dans Le Fléau par exemple. De plus, c'est une particularité chez Stephen King qu'en fin de compte, on apprécie.

Et pourquoi les choses devraient-elles être plus compliquées ?

Cela mis à part, les personnages sont très intéressants. Malheureusement, la multitude de personnages oblige Stephen King a passé d'un personnage à l'autre rapidement et souvent on ne retrouve un personnage que longtemps après. De ce fait, on s'attache moins à eux, peut-être qu'on a plus de mal aussi à s'y retrouver.
Enfin bref, si la multitude de personnages a mieux été géré que dans Cellulaire par exemple, nous sommes loin du panache du Fléau, car si le Fléau brille par sa dualité, il brille aussi par l'attachement énorme que le lecteur ressent pour ses personnages.

Dans « Dôme », on s'attache moins aux personnages. On a donc un peu moins de peine pour eux. A vrai dire, il y avait de la place pour que Stephen King creuse encore plus profondément et fasse durer les choses, mais bon à ce niveau le roman dépasse déjà les 1000 pages alors...

« Dôme » excelle par contre dans ses scènes d'actions. Comme dit plus haut dès les premières pages, nous sommes happés. Même si le rythme redescend après la première centaine de pages, il se passe beaucoup de choses dans ce « Dôme » et le lecteur en prend vraiment pour son grade. Les cent dernières pages sont toutes aussi jouissives que les cent premières pages, même si la toute fin peut paraître simpliste, voir risible pour certains.
Cela reste néanmoins une fin à la Stephen King, logique en soi lorsque l'on sait que le final n'est pas forcément le point fort de l'auteur.

Mais ses points forts sont ailleurs. « Dôme » brille aussi par son côté humaniste. Stephen King nous déploie des sentiments forts, crues et touchants. Dans « Dôme », il dénonce les pires atrocités que sont capables de commettre les hommes en situation de crise, le profit que tire certains de cette situation de crise, prêt à tout pour satisfaire leurs exigences, à tuer, à sacrifier des innocents, sûrs en plus de leur bonne foi. Pour le bien de tous comme ces gens diraient.

Le chemin menant vers l'Enfer n'est-il pas pavé de bonnes intentions ?

Bref, Stephen King insère beaucoup de références, notamment faisant de Chester Mill, un IIIème Reich miniaturisé. Il donne ainsi un grand sens politique au « Dôme », une manière de peut-être dénoncer les systèmes totalitaires de ce monde.

Enfin pour finir, et même si on pourrait épiloguer encore et encore sur ce très bon roman, je dirais que « Dôme » est un roman surprenant. Personnellement, je ne m'attendais pas vraiment à ça. J'ai été un peu déçu au début car je m'attendais à plus de fantastique, voir plus d'horreur. Oh bien sûr, l'horreur est présent ici, mais pas dans le sens où je l'entends. Ici, il n'y a de fantastique que dans le dôme en question, qui frôle même la Science-fiction si je puis dire. Non, je ne m'attendais pas à ça et même si j'ai mis du temps à m'acclimater au « Dôme », je suis heureux de l'avoir lu, me suis régalé même à tel point que j'ai
fais duré les dernières pages comme jamais je ne l'avais fait auparavant.

Un « Dôme » terrible donc !

Note globale : 19/20

Publié dans Auteur Lettre K

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